Claude Lorent "Coudre et couper" La Libre 30/11/2005

En plaçant ce qu'il nomme ses dessins dans des boites, Benoît Félix, jeune artiste fixé dans le namurois, s'offre la liberté de la spatialité. Il trace, certes ,  légèrement, il peint aussi avec la même légèreté un peu fébrile, surtout il découpe, plie, colle, courbe, coud beaucoup pour assembler, agrafe aussi, joue de l'absence comme forme et emprunte des détails d'images pour suggérer.

Une série rose à connotation érotique, mais très sage, associe toutes les techniques pour donner du relief au propos qui se voit ainsi défini d'avantage dans la complexité que l'on entendra placer plus dans la lecture personnelle que l'on en aura que strictement par le sens du dessin lui-même. Celui-ci apparaît comme le moteur du regard et du mental, voire des sensations et des émotions. L'adjonction d'éléments photographiques corporels anonymes ajoute certainement le sentiment d'une présence. La seconde série reprend les mêmes ingrédients mais hors thématique et reste dès lors plus énigmatique, plus formelle aussi, ce que sont les développements de papier dans l'espace.

 

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